Mallow France, maroquinerie arty handmade in France !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Aujourd'hui >> interview de la créatrice de Mallow France, Charlotte Ronfaut.

Mallow, ce sont des accessoires de mode arty, à partir de cuir à tannage végétal travaillé à partir de produits naturels français. Pièces uniques & petites séries, Mallow nous emmène dans son univers graphique et pop avec une motivation toute particulière pour l'engagement vers une mode plus responsable.

Disponible sur la e-boutique Smukke Concept Store depuis le début de l'aventure, je vous propose de découvrir son univers :-)

Quelle est ta formation ?  
Originaire de Paris, j'ai décidé d'en partir en 2008 pour d'autres horizons, et j'ai atterri à Toulouse pour suivre des études en arts graphique.
Après une mise à niveau en arts appliqués de 2008 à 2009, j'ai étudié pendant trois ans le design graphique à l'école des Beaux-arts de Toulouse, pour en sortir diplômée avec le DNAP (Diplôme national des arts plastique) en 2012.
Quand et pourquoi as-tu décidé de lancer ta propre marque ?
J'ai toujours eu une envie d'indépendance et j'aime réaliser des choses par moi-même. J'adore me lancer des défis et par la même occasion, m'améliorer.
Lancer ma marque avec cette envie d'apporter mon univers graphique sur un objet du quotidien, ici l'accessoire, c'est un challenge que j'avais envie de relever, tant sur le plan créatif qu'entrepreneurial.  
Pourquoi le nom MALLOW ?
Ce nom vient de ma première marque "MALLOW BLOSSOM" qui est née juste après la fin de mes études, où l'idée était la même qu'avec MALLOW, mais sur des objets de type papeterie et accessoires textile. J'ai simplement fait évoluer mes envies, et restructuré mon projet, une trace que j'avais envie de garder, ainsi j'ai seulement raccourci le nom.
Aujourd'hui, sa signification est l'empreinte de mon parcours.
"J'ai voulu aller vers le cuir, car c'est un produit noble trop classique, qu'il fallait à mon sens, moderniser. J'aime casser les codes. Etre en décalé." 
Quelle est la philosophie de la marque ?
Il y a plusieurs versants dans la marque;
D'abord l'ADN "arty" de mes créations, c'est proposer des objets graphique, à travers des motifs peints à la main directement sur l'objet en cuir qui rend unique celui-ci, tout comme la personne qui le portera.
Puis, l'envie de prôner un message de prise de pouvoir "empowerment" comme on aime à le dire aujourd'hui, en tant qu'individu. J'aime penser mes accessoires, uniques et décalés, pouvant être l'incarnation d'une audace et d'une confiance en soi qu'il faut affirmer.
Enfin, les valeurs éthiques et responsables, je veux travailler dans le respect, et ces valeurs passent par mes choix dans mes fournisseurs. Je veux travailler avec des humains et que le relationnel soit important. Nous ne sommes pas des machines. 
Aujourd'hui, je fabrique seule mais si demain, je suis amenée à travailler avec un atelier de fabrication régulièrement, j'imposerais une charte de respect et de qualité à celui-ci tant sur l'humain que sur les matières utilisées. 
Quelle est ta marque de fabrique qui te différencie des autres marques de maroquinerie ?
Mallow, c'est d'abord des produits graphiques tant sur les choix des couleurs, ou les motifs développés. Ce côté arty dont je parlais précédemment. Et ce message d'empowerment, mode "badass" que j'affectionne et que j'aime faire passer à mes clientes. On ne voit pas vraiment de marque d'accessoires prôner si fortement ce message.
Quel univers esthétique souhaites-tu créer autour de tes pièces de maroquinerie ?
Tout dépend des collections et des envies, je ne suis pas la tendance mais mon intuition, donc c'est assez changeant, bien que le leitmotiv soit l'aspect arty / art abstrait.
Il sera toujours apporté avec des formes simples et épurées sur l'accessoire. Si je devais nommer mon univers, il serait "Pop Moderne".     
   
De quoi t'inspires-tu lors de tes créations, lorsque tu peins à la main tes produits ? Comment te vient le choix des motifs ?
Je suis très influencée par l'art abstrait, oscillant entre art moderne et art contemporain. J'aime réfléchir d'abord à un objet dans son entièreté et non mettre en avant la fabrication par exemple. Je suis plus de l'artiste conceptuelle qu'artisan. Mon produit, s'il me plaît, doit d'abord me donner des émotions avant tout, et là je sais si je dois le proposer au public ou non.
Tu fais également des bijoux ?
Oui je réalise des bijoux, ceux en cuir sont issus de mes chutes, que j'ai après la fabrication de mes produits de maroquinerie.
J'ai en beaucoup et il me paraissait bien d'en faire quelque chose, dans l'idée de "je ne perds rien, je transforme". C'est alors que j'ai eu l'idée de réaliser une gamme de bijoux en cuir notamment. Et l'idéal c'est que je reste dans mes valeurs éco-responsable, tout en m'amusant à créer des boucles d'oreilles ou des colliers, très régulièrement, et d'offrir une gamme d'accessoires supplémentaire à mes clientes.
 
    
Quel aspect préfères-tu dans ton métier ?
La direction artistique et la communication, l'image qu'il faut créer autour de la marque. C'est de là que je viens. 
Quels matériaux utilises-tu pour fabriquer tes pièces ?
Aujourd'hui du cuir de chèvre, associé à des pièces de laiton. Demain, qui sait, peut-être que je m'essaierais à d'autres matériaux.
     
Pourquoi ce choix ?
J'ai voulu aller vers le cuir, car c'est un produit noble trop classique, qu'il fallait à mon sens, moderniser. J'aime casser les codes. Etre en décalé.
Les produits sont façonnés à partir de cuir à tannage végétal, pourquoi ce choix de tannage ?
Les valeurs éco-responsables sont présentes tout au long du processus de fabrication de mes produits, prôner une mode plus responsable est très important pour moi.

Responsable, c'est donc travailler ici le cuir, de manière à ce qu'il soit le moins polluant pour notre planète et à rendre compte que cette matière reste vivante dans sa manipulation, c'est pourquoi nous choisissons le tannage végétal. 

C'est-à-dire que les produits sont façonnés à partir de cuir à tannage végétal: c'est la manipulation qui permet à la peau de devenir le cuir de votre sac (ou de votre bijou en cuir), et les produits utilisés pour transformer la peau en cuir, sont tous issus de matières végétales. Ainsi, pas de produits chimiques utilisés sur le cuir!

Tes produits sont fabriqués à la main en séries limitées. Réalises-tu l'ensemble de chaîne de fabrication seule ? 

Pour le moment, je fabrique seule à la main et en séries limitées, mais j'aimerais sous-traiter cette partie pour me concentrer sur la direction artistique qui me passionne. Mais ce n'est pas simple de changer du tout au tout donc je le ferai progressivement. Ce qui est certain ce sont mes valeurs dont je parlais précédemment qui ne changeront pas.

A quoi ressemble ton quotidien ?

Je suis une slasheuse, c'est-à-dire que je jongle avec plusieurs activités, je suis graphiste et directrice artistique en free-lance, je gère Mallow et je travaille à mi-temps à côté dans un concept-store. Mon quotidien est rythmé par toutes ces casquettes et je pense qu'elles me nourrissent toutes à leur sens. Elles me motivent à me dépasser.  

Qu'est-ce qui te plaît dans cette activité ?
Etre seule maître à bord. Bien que mes proches me conseillent beaucoup, à la fin, c'est moi qui prend les décisions et ça c'est vraiment un plaisir de se dire que si j'en suis là c'est que j'ai pris les bonnes décisions et je peux être fière de moi.
Quels sont tes objectifs aujourd'hui ?
Faire connaître au maximum Mallow cette année, j'ai plusieurs collaborations qui vont voir le jour et j'ai hâte ! Faire grandir la marque et toujours garder mes valeurs.
Comment te vois-tu dans 5 ans ?
J'ai tendance à croire que ce n'est pas bien au vue de la société (française?) d'avoir trop d'ambition, mais aujourd'hui je me dis que je n'ai pas envie d'avoir de regrets lorsque je serais grand-mère ! :D
Alors, dans cinq ans, j'ai envie de voir grand, bien que cela sera à mon propre rythme mais je vais tout faire pour que Mallow soit distribué nationalement, et certainement ouvrir une première boutique-showroom puis franchisé. J'ai envie d'y croire et après tout, si la vie n'est pas faite pour rêver et s'épanouir, à quoi bon ?
 
Crédits photos :  Pascaline Hofmann & Emilie Eychenne

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